Chapitre X - Les funérailles.
Un matin triste et morose enveloppe le village. Des gens, tous habillés de noir, se regroupent ensemble pour entrer dans une église et consacrer ensemble leur tristesse. La famille pleure, les gens qui les accompagnent à entrer ne sont guères plus joyeuses. Là bas, près de l’autel, se trouve le prêtre debout regardant le cercueil. Son visage n’évoque aucune tristesse, mais l’ambiance qui l’entoure en regorge.
Il ne doit pas être plus tard que 10 heures du matin, mais le ciel est recouvert et aucune lumière ne semble pénétrer les nuages. Il fait noir, tellement noir que personne ne peux voir son ombre l’accompagner à ces tristes funérailles.
La jeune victime, défunte et endormie, dans ce cercueil 4 fois trop grand laisse tomber ses grands et long cheveux blonds sur le long de son oreiller de satin. Ses robes blanches sont la seule lumière qui semble émaner de cette Église. Ses mains, ses doigts entre-croisées pointent vers l’extérieur comme pour pointer un assassin. Elle est morte sans crier mais sans justice. Et tous les gens qui marchent le long de son cercueil en ressentent l’interminable frisson. Elle n’avait que 7 ans, mais ces 7 ans lui avait permis de devenir une jolie et délicate jeune fille.
Néanmoins, elle eut été brisée, cassée et assassinée de partout en son âme et son corps.
Son être, couchée finement à l’horizontale dans une cage de bois, ne trouvait de repos. L’enfant Marie-Ange ne dormait pas, et marchait en âme près des gens qui pleuraient son corps. Mais elle ne disait, ne pleurait pas.
Car ses mains pointaient son meurtrier. Peut importe où il se trouverait dans l’église, ses mains le pointeraient toujours.
Et il le ressentait aussi. Il était observé comme il l’observait. Ce fier, grand, hypocrite et sauvage animal était debout parmis les hommes et marchaient auprès d’eux vers le sarcophage éternel réservé à cette enfant violée. Il pleurait comme les autres hommes et femmes autour, mais pas pour les mêmes raisons.
Parce qu’il était amoureux. Cependant aussi parce qu’il avait tué son amoureuse dans un geste d’amour incessant. Il l’avait tué, mais personne ne le savait encore, car il avait couru le plus vite possible pour sortir de la forêt et qu’on ne l’a retrouva que tard dans la nuit. Quelques personnes se doutaient, mais il était trop tard pour accuser.
Le prêtre commença la cérémonie, une fois que tous eut un dernier regard sur la douce et étincelante décédée. Devant une foule aux yeux rouges, le vœux catholique fût prononcé pour rendre à Dieu le tout-puissant cet enfant morte dans des circonstances dont Dieu seul nous afflige :
« Si Dieu nous afflige, c’est par amour pour nous pêcheurs. »
L’animal regarda la foule autour de lui hésitant. Il comprenait que ne n’étaient que ses actions, et ses actions seules, qui était responsable de la tragédie. Les yeux rouges, pleins de compassion, fixés vers lui murmuraient : Je sais que c’est terrible, soit fort Armand, soit fort! Mais cela en était trop, à l’intérieur, son cœur brûlant défonçait sa cage thoracique. Il gardait son calme péniblement jusqu’à la fin de la ténébreuse cérémonie. Les gens l’entourant, en faisaient tous autant. Seule, une femme, sa mère semblait être incapable de contenir ses sanglots.
« Ma Marie-Ange, pourquoi toi, ma douce enfant! »
L’Homme, assit à ses côtés, essuyait chacune de ses larmes sur son épaule et regardait avec amour la boîte de bois où l’on affichait sa fille. Et à chacune des larmes versées, des sanglots irréguliers, la cérémonie funèbre s’approchait de sa fin.
Le prêtre, prononçant les dernières paroles solennelles demanda aux Hommes forts de transporter le cercueil vers le cimetière. 5 hommes se levèrent aussi tôt pour répondre à l’appel et se dirigea vers l’autel. Les cinq tournaient le regard vers l’animal, confus et prisonnier de sa tête ainsi que de sa culpabilité. Ainsi, ne voyant pas de réponse, un des hommes se retourna vers lui et dit :
« Armand, viens-t’en, on a besoin de toé! »
La bestiale créature repentante se leva et traîna vers le cercueil, une ombre sale et lourde que chaque vitrail de l’église fixait avec dégoût. Arrivé devant les robes blanches de la petite Marie-Ange, il ne pensait qu’à ses derniers souvenirs. À ses cris incessants pendant qu’elle se débattait.
« Lâche-moi! Sale monstre! » Puis à ses mains qui entouraient sa bouche et son nez. À la force qui employait à la faire taire. Cette même force qui a vidé Marie-Ange de la sienne. Petite Marie-Ange dont les dernières paroles n’auront été guère enrichies
« Lâche-moi! Sale monstre! » D’un dernier souffle, elle murmura, « va en enfer! » … Armand allongé sur elle, zizagant en elle, ne voyait pas la vie qui s’effaçait dans ses yeux. Il ne le ressentait pas, il ne ressentait qu’une joie immense entre les frêles anches de Marie-Ange. Celle-ci mourrait à chacun de ses retours en elle. Les mains sur son visage l’empêchaient de respirer, elle mourrait doucement.
Des souvenirs horribles emprisonnés dans sa tête résonnaient encore et encore. Le bruit du vent entre les feuilles ou dormait Marie-Ange… Le dernier regard qu’il jeta vers elle. Et un bruit plus fort encore :
« Armand dépêche toé dont! »
Des jambes lourdes et maladroites rejoignirent les autres hommes et traînaient le cercueil jusqu’à l’extérieur de l’église. À l’entrée du cimetière, une ambiance cadavérique et livide trônait dans le visage d’Armand. Il déposa le cercueil avec les autres hommes devant la pierre tombale à l’effigie de Marie-Ange Gagnon, troisième des filles aux Gagnon à Val St-Côme.
Les mains liées par la peur d’être découvert à sa pelle, Armand creusait la tombe de Marie-Ange comme s’il souhaitait s’enterrer lui-même. Les autres hommes, moins décidés, prenaient leur temps. Dans un violent coup de pelle, un bruit sourd retentit de la terre. Quelques coups projetés par Armand dans la terre servit à dévoilé la couverture d’un grimoire. Tous autour du trou, un peu atterré, demanda à Armant de divulgué sa trouvaille :
« Armand, t’as trouvé quoi dans terre ? Enwoye, montre-nous ça! »
Armand inflexible, refusa de montrer le livre un fois les yeux poser sur celui-ci. Comme possédé par une force impénétrable, il sauta rapidement de la tombe à demi creusé!
« Armand, revient icitte! »
Mais il était déjà engagé dans une course...
..... Work in Progess :P
Creuse une tombe, trouve le livre, part en foret avec le livre en tentant d’exorciser ses démons intérieurs, des loups arrivent, des loups aux yeux rouge sang, ils le mordent au sang jusqu’à sa mort.
Subscribe to:
Post Comments (Atom)
0 comments:
Post a Comment